Le Parlement de Musique

Martin Gester, Direction artistique

 

Passions, lyrisme et grâce

« Parmi les nombreux ensembles baroques ayant vu le jour au cours des dernières années, le Parlement de Musique, emmené par Martin Gester, a constitué l’une des meilleures surprises » Diapason

« Ce qui frappe quand on a la chance d’assister à un concert du Parlement de Musique c’est le plaisir visible des membres de cet ensemble à faire de la musique pour leur public » ResMusica.com

« Splendide plateau et très bel orchestre d’une vingtaine de musiciens  qu’aucune virtuosité tourbillonnante ne déconcerte et capables de passer à l’aise de la douceur soyeuse ou élégiaque aux crépitements incisifs. Et pour cet oratorio qui bondit de toute son ardeur juvénile sur les chemins merveilleux de l’invention : un quatuor de chanteurs trentenaires en plein épanouissement vocal qui ont en commun la richesse et la vigueur du timbre aiguisé par la maîtrise de la scène lyrique. » Christian Fruchart DNA à propos de Haendel : La Resurrezione


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Un lieu de rencontre et de confrontations, à la croisée des cultures, de la voix et de l’instrument, un esprit de découverte, une pratique exigeante, éclairée autant qu'enthousiaste : voilà tout ce que Martin Gester a souhaité mettre dans le nom de baptême de son ensemble, transposition moderne des brillantes Académies de la Renaissance, effervescente réunion de talents autour d'un projet. Le projet, ici, est de retrouver l'esprit et le son baroques dans leur richesse et leur étrangeté, pour leur donner une nouvelle résonance dans notre temps.

 

Un itinéraire

De Charpentier à Rameau, de Monteverdi à Porpora, de Schütz à Mozart,  le Parlement de Musique illustre l'art de l’Europe musicale des XVIIe et XVIIIe siècles dans ses facettes connues et méconnues, confrontant les genres et des styles dans une interrogation permanente, tissant des relations perdues entre musique savante et populaire,  entre musique, danse et théâtre, entre le baroque latin et ses expressions dans l’Europe du nord.

En vingt ans d’existence, avec l'aide de musicologues d'horizons divers, il s'est fait révélateur d’œuvres méconnues de M.A. Charpentier, Sébastien de Brossard, M.R. de Lalande, J.A. Denoyé, S. Capricornus ; d'oratorios de Carissimi, de Caldara (La Conversione di Clodoveo, L’Annunziata) et d’Alessandro Scarlatti (Lamentations & La Giuditta) ; il a réalisé l’un des enregistrements les plus primés de l’histoire, une anonyme Passion selon Saint Matthieu retrouvée à la Bibliothèque d’Uppsala (Diapason d’or de l’année, Grand prix du disque lyrique, Prix de l’Académie Charles Cros, page spéciale d'Early Music), on ne compte plus ses recréations-événements.

Etendant son activité aux époques préclassique et classique et à l’univers lyrique au temps de Mozart,  Le Parlement de Musique a donné , seul ou en compagnie de chœurs comme la Maîtrise de Bretagne ou les Chantres de la Chapelle de Versailles, les oratorios des grands maîtres (Passion selon Saint Jean, Oratorio de Noël de Bach ; Il Trionfo del Tempo, La Resurrezione, Messiah de Haendel ; Te Deum (souvent cité comme version de référence), Leçon de Ténèbres, Psaumes & motets de Charpentier sur CD et sur DVD) et de grands motets et messes de C.P.E. Bach, de Joseph et Michael Haydn et de Mozart. Aujourd’hui, le Parlement de musique alterne avec bonheur petites et grandes formations et s’adonne aux diverses expressions du lyrique baroque : du motet et de la cantate à l’opéra, souvent sous des formes légères, stylisées, à la jonction du concert et de la scène (Charpentier : Pastorale de Noël, La Descente d’Orphée ; Haendel : Apollo e Dafne ; Cantates de Montéclair, Clérambault, Rameau ; Scènes d'opéras vers 1780 autour de Mozart, de Piccinni, Sacchini, Gossec, J. C. Bach...) .

Régulièrement, des projets originaux paraissent à jour : après  Une Messe à Salzbourg, reconstruction concertante autour de la Messe du Couronnement de Mozart, Lichtzwang de Gualtiero Dazzi d’après Paul Celan autour des Lamentations de Scarlatti, Haydn-"folk", programme interrogeant es relations entre musique de cour et veine populaire dans l'oeuvre du grand compositeur, il collabore avec le compositeur Anthony Fiumara autour des Leçons de Ténèbres de Couperin (Festival d’Utrecht 2010) et, actuellement, élabore une commande à un compositeur autour d’œuvres  de Monteverdi.

 

Actuellement...

Actuellement, l’ensemble poursuit un travail initié depuis des années sur le très riche, mais peu connu, répertoire concertant des Ospedali vénitiens : après G.B. Bassani (Vêpres, prix de la Fondazione Cini, Venise), Vivaldi, J.A. Hasse, Jommelli et Latilla (dont de nombreux inédits), c’est aujourd’hui  Nicola Porpora dans ses Vêpres concertantes de l'Assomption 1744 pour les voix de femmes et l’orchestre de l’Ospedaletto. Plusieurs programmes gravitant autour de "Guerre et Paix" (autour de Montéclair, Charpentier et Haendel notamment) sont proposés à l'occasion du 3e centenaire de la Paix d'Utrecht. Et des Vêpres concertantes à Saint Marc de Cavalli ainsi qu'une fresque concertante autour du Combattimento de Monteverdi sont en préparation.
En compagnie de talents lyriques exceptionnels de la scène baroque internationale, l'ensemble explore l’univers de la cantate baroque -  A. & D. Scarlatti, Haendel, Clérambault, Montéclair et Rameau - entourée de concerts instrumentaux. Une prédilection toute particulière pour l'oeuvre vocale d'A. Scarlatti lui fait redonner régulièrement, dans des contextes variés, les Lamentations et motets pour la Semaine Sainte de ce compositeur. Un programme "Héroïnes" met en scène des scènes tragiques nées  sous la plume de compositeurs comme Monteverdi (Arianna), Haendel (Armida) & Haydn (Arianna) et, en alternance, leurs contrafacta sacrés. L'ensemble aime à confronter les démarches des compositeurs aussi bien autour des cantates, des Leçons de Ténèbres françaises et italiennes que des Stabat Mater des compositeurs A. Scarlatti et G. Pergolesi.

Transpositions instrumentales – autour des claviers

Autour de Martin Gester, organiste et claveciniste, et d’Aline Zylberajch, claveciniste et pianofortiste, le Parlement de Musique met en scène le clavier entouré des instruments, transposant dans l'interprétation instrumentale l’expérience lyrique – celle qui a  inspiré les œuvres concertantes de Haendel, de Rameau et de Mozart, ou qui traverse le style des organistes français baroques. Ainsi dans les Concerts Royaux de Couperin (enregistrés chez Accord), les Pièces de Clavecin en Concerts de Rameau, les Concertos de Bach et de Telemann, les Concertos pour orgue de Haendel, Haydn et Mozart, et les Livres d'Orgue de N. de Grigny et de F. Couperin mis en perspective avec les musiques vocales.

 

Enregistrements

Le Parlement de Musique a enregistré une quarantaine de CD et deux DVD. Après avoir enregistré pour OPUS 111, puis Accord et Assai, et pour la série Tempéraments de Radio France / Aisne, il a enregistré récemment pour  l'éditeur Ambronay (distrib. Harmonia Mundi : Vêpres Vénitiennes de Nicola Porpora, 2012) et pour K617 (Le Retour de la Paix : Cantates de Montéclair & Clérambault, 2011).

 

Génération baroque, détecteur de talents

Le Parlement de Musique s’est adjoint son atelier lyrique et orchestral, lieu de formation et de détection, et tribune pour des artistes qui sont dans la phase montante de leur carrière. Depuis 1995, une dizaine de sessions consacrées à des oratorios ou opéras (dont : Scarlatti : La Giuditta – Charpentier : Histoires Sacrées – Haendel : Alcina – Haydn : L’Infedeltà delusa – Porpora : Vespre)  ont servi de terrain d’expériences à des artistes aujourd’hui confirmés, voire sujets à de brillantes carrières. Après une session autour d'Acis & Galatea de Haendel en France et en Pologne, la session 2013 a présenté l'opéra Orpheus de G.P. Telemann (en France, Allemagne et Belgique), et celle de 2014 la Passion selon Saint Mathieu de Johann Valentin Meder (Riga 1701) en France et en Allemagne. La session de 2015 prépare la représentation légère de L'Italiana in Londra de Cimarosa.

Partenaires

Dans son activité, le Parlement de Musique peut compter sur le partenariat de : la Ville et communauté urbaine de Strasbourg. Il reçoit également des aides du Conseil Régional d'Alsace, du Conseil Général du Bas-Rhin et du Ministère de la Culture via la DRAC Alsace. Il est membre de la FEVIS et du Profedim.