Extraits de Presse 2011
Haendel : Messiah
à Rennes, Eglise Notre Dame
le 3 décembre

« Un enthousiasmant Messie de Haendel par la Maîtrise de Bretagne, Le Parlement de Musique et Arte dei Suonatori sous la direction de Martin Gester.
Un standing ovation a salué le concert donné dans une église comble.
Splendide ! »

Gérard Pernon
Ouest France 5/12 2011
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Lyon, Chapelle de la Trinité
le 2 décembre 2011

Le temps de l'Avent a définitivement bien démarré. Le Messie donné à la chapelle de la Trinité et dirigé Martin Gester est plus orienté dans la réflexion et la spiritualité que dans l'explosion de joie et la démonstration d'un oratorio.
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Le Retour de la Paix : Montéclair & Clérambault
CD K617, paru en octobre 2011

...Pour le Retour de la Paix, superbe, c'est désormais vers Gester qu'il faudra se tourner.
Après un disque Montéclair en compagnie d' Anne Monoyios (Opus 111),et une Morte di Lucretia avec I'épatante Salome Haller (Assai), Ie chef alsacien confirme sa prédilection pour un compositeur qu'il traite volontiers sous I'angle opératique : dans la cantate, son effectif est a peine plus fourni que celui de Medlam (il agrémente d' une flute Ie rondeau final) mais I'approche sonne beaucoup plus « orchestrale », les climats et phrasés sont affirmés avec plus de panache, la dynamique et les contrastes assumés comme à la scène. Quelle puissance hypnotique acquiert Ie sinistre marcato de « Fille du Ciel !» !
Il faut dire que Gester dispose d'une vaillante soprano, à la diction mordante, qui n'hésite pas à prendre des risques (les graves de "vers le tombeau") ni à sacrifier le "beau" son à l'expressivité. Et sur le chemin lumineux de l'Isle de Délos (Clérambault), Gester va plus loin qu'hier avec Isabelle Poulenard.
Les compléments - une poignée de danses extraites des concerts figurés de Montéclair, mêlant trompettes, tambours et musettes - plantent l'atmosphère. Non plus celle d'un boudoir feutré, comme chez Dame Emma, mais I'effervescence du théâtre.
Olivier Rouvière, Diapason 5/5
 
Nicola Porpora : Vêpres Vénitiennes 1
Ouverture à la vénitienne à Ribeauvillé
Un programme rayonnant...

Martin Gester, à la tête du Parlement de Musique et de la Maitrise de Bretagne, a plongé l'auditeur dans la Venise lumineuse et colorée de 1744, recréant l'atmosphère des Ospedali, celle que suggèrent les écrits de Casanova ou le Consuelo de George Sand : les psaumes confiés à des voix féminines - ces orphelines parmi lesquelles Vivaldi recrutait également ses virtuoses - se sont empreints d'une grâce radieuse et d'un entrain charmeur.
Comme dans les interprétations originales, où l'ensemble des musiciennes étaient séparées du public par des grilles, le surgissement inopiné du choeur, au détour d'un verset, a produit à chaque fois un effet de surprise et de ravissement.
La Maîtrise de Bretagne était ici particulièrement remarquable par sa justesse, sa précision et la pureté de ses timbres...
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Nicola Porpora : Vêpres Vénitiennes 2
Vivifiantes Vêpres
aux Rencontres de Musique Ancienne de Ribeauvillé

Le Parlement de musique, qui a fêté ses vingt ans d’existence protéiforme, demeure plus jeune que jamais, à l’image de son chef Martin Gester. Conjuguant décontraction et ardeur persuasive, celui-ci insuffle à ses troupes une capacité de concentration qui passe par le sourire et se joue des poisons du stress pour n’en garder que la bonne excitation.
Les Vêpres composées en 1744 par Nicola Porpora appartiennent à un répertoire très couru du public d’alors et destiné aux jeunes chanteuses et musiciennes accueillies par l’Ospedaletto de Venise et à leurs aînées solistes. Comme bien d’autres oeuvres de Porpora, ce cycle de psaumes conçu pour l’Assomption se trouva dispersé dans les bibliothèques européennes. La reconstitution opérée par le musicologue Kurt Markström en collaboration avec Martin Gester aboutit à la réunion de pages équilibrées qui mettent admirablement en oeuvre ce que peuvent d’exceptionnels talents juvéniles associés à la virtuosité vocale d’un plateau aguerri.
Si l’on décèle dans les cinq psaumes choisis pour ce concert la marque d’un goût opératique formé d’abord sous les cieux napolitains, on y perçoit plus encore le souci d’une émotion sacrée, qui veille dans l’ornementation à l’économie des effets décoratifs.

Un perpétuel ravissement

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Le Retour de la Paix : Montéclair & Clérambault
Royal Parlement

Le Parlement de Musique vient de donner, au Palais des Rohan, et à l’occasion d’une gravure pour le label K617, une soirée remarquablement charpentée autour de Montéclair et Clérambault .

Elle a récemment incarné Belinda, dans Didon et Enée de Purcell, avec les mêmes timbres pénétrants, attaques franches et sans acidité dans un style baroque assimilé : l’art brillant de Dorothée Leclair s’impose, ce soir, devant un ensemble touffu et résonnant, dirigé au clavecin par le fondateur du Parlement, Martin Gester.
Les deux cantates profanes, tels des tableaux pittoresques, crépitent vocalement, de vives apostrophes et de trilles en cascades ; dans leurs parties instrumentales jaillit une véritable symphonie de timbres, deux violons et traverso accompagnés par une basse continue théorbe – clavecin – viole de gambe.
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Couperin & Campra
Le Parlement en son jardin
En l'abbatiale Saint-Etienne de Marmoutier (orgue historique Silbermann 1710).
(Concert enregistré pour France Musique).

Le Parlement continue à servir et à explorer la musique baroque religieuse et pour ce programme, proposait la Messe pour Les Paroisses (1690) de François Couperin dit le Grand et des motets d' André Campra. Le Parlement se composait pour l’occasion de deux sopranos, Eugénie Warnier et Axelle Bernage et un chœur à trois voix associant Laureen Stoulig. La partie instrumentale était tenue par Martin Gester aux claviers du célèbre orgue Silbermann de 1709.
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J.S. Bach : Cantates de la Passion (1)
Cantates recueillies au Musée Unterlinden
C’est un concert du Vendredi saint d’une grande intensité qu’ont proposé Martin Gester et le Parlement de Musique, à l’invitation de la Société Schongauer. Pour l’interprétation des cantates de Bach, Martin Gester avait choisi les versions d’origine et des effectifs réduits : quatre chanteurs et sept instruments. Il en est résulté une extrême clarté et une grande précision du son.
(Dans la Cantate 182),  c’est surtout l’air pour ténor (David Hernandez) qui a séduit l’auditeur par ses accents ténébreux. La sombre virtuosité du violone d’Arno Jochem De La Rosée a enveloppé de ses chromatismes douloureux le timbre net et fluide du ténor. Un choral où la plénitude vocale s’est montrée dans toute sa brillance a précédé le chœur final confiant et rayonnant.
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J.S. Bach : Cantates de la Passion (2)
Magnifique célébration musicale du Vendredi Saint à Colmar lors du traditionnel concert des Unterlinden, avec Martin Gester et le Parlement de Musique.

Avant la restauration annoncée du retable de Grünewald, Martin Gester, ses chanteurs et musiciens ont proposé, autour de la Semaine Sainte, deux cantates puisées dans l’immense catalogue, passant du Dimanche des Rameaux avec la BWV 182, Himmelskönig sei willkommen, aux rites de Pâques qu’accompagne la B WV4, Christ lag in Todesbanden, joyau de la ferveur et de l’art le plus inspiré.
C’est l’inébranlable robustesse de la foi qu’on entend ici. Même si la souffrance du Christ est évoquée et même si des accents doloristes y font d’abord écho à la pensée de la mort, la confiance du croyant a tôt fait de l’entraîner vers les Alléluia de la certitude. Martin Gester à l’orgue positif et ses interprètes impriment à leur itinéraire sacré un mouvement plein d’allant où le cantus firmus fourni par le choral luthérien est environné de guirlandes vocales et instrumentales suggérant la contagion de l’espérance.
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