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Nicola Porpora
Vespro per la Festività dell'Assunta
Venise 1745

CD AMBRONAY mars 2012
Musique  juvénile, virtuose et d'une grâce indicible, oeuvre du plus grand maître du bel canto au XVIIIe s., composée pour les jeunes filles de l'Ospedale dei Mendicanti, l'une de ces fondations typiquement vénitiennes où l'on éduquait les jeunes filles par la musique, et dont les concerts firent tomber sous leur charme de grands voyageurs de passage dans la lagune (de Brosses, Rousseau...).


Laudate pueri
Salve Regina
Lætatus sum
Lauda Jerusalem
pour solistes, solistes et choeur féminins, et orchestre.

avec
Marilia Vargas, soprano
Michiko Takahashi, soprano
Delphine Galou, alto

Choeur de jeunes filles issu de la Maîtrise de Bretagne (dir. Jean-Michel Noël)
Orchestre du Parlement de Musique

Direction : Martin Gester


Lumineux et bienfaisant
Le Parlement de musique redonne vie au Napolitain Porpora

Né à Naples, le compositeur Nicolo Porpora s’impose très vite comme remarquable professeur de chant, n’ayant pas son pareil pour déceler les possibilités d’une voix et l’amener au plus haut degré de perfection. De 1715 à 1721, il enseigne cette matière au Conservatorio S. Onofrio de sa ville natale, comptant parmi ses élèves le futur castrat Farinelli et le compositeur Johann Adolf Hasse. A Londres en 1733, il dirige l’Opera of the Nobility, ce qui fait de lui le rival de Haendel, et à Vienne vingt ans plus tard, il emploie le jeune Haydn comme factotum, ce qui permet à ce dernier de faire « de grands progrès en chant, en composition et en langue italienne. » Il meurt à Naples dans la misère en 1768. L’essentiel de sa production relève du domaine vocal, profane (opéras) et sacré. Ses vêpres Per la festivita dell'Assunta, données pour la première fois en 1744 pour la fête de l’Assomption dans l’un des quatre orphelinats de Venise, ne sont destinées qu’à un orchestre à cordes (avec continuo) et à des voix de femmes (solistes et chœur). On en entend ici (en live au festival d’Ambronay) le psaume Lauda Jerusalem ainsi que trois autres pièces de provenances diverses, le tout formant un programme des plus homogènes. La grande virtuosité de cette musique ne s’exerce que très peu au détriment de la substance musicale. Les tonalités majeures dominent, le discours baigne le plus souvent dans une atmosphère de luminosité bienfaisante, les trois solistes se chargeant à l’occasion des accrochages sonores indispensables.
Marc Vignal, Musikzen.com

Aériennes et envoûtantes...
Jean-Michel Ogier, Francetelevision.fr

Ambronay recordings are always interesting - the festival explores unfamiliar repertoire, generally works that one reads about in journals but never hears. This is definitely the case here: I have seen editions of Porpora's music for services in the Venice ospedali, but this is the first time I have actually heard any of it. Much has been made of Vivaldi's singing girls giving sacred concerts from behind the grilles high in the church balconies but, as I wrote of Bach above, Vivaldi did not live in a bubble and he was far from the only major composer writing for such forces.
Martin Gester, the director of this project, is also not someone who fears stepping into the unknown (...) Here, three soloists (sopranos Marilia Vargas and Michiko Takahashi with Delphine Galou, alto) join a "choir" of 12 (SSAA), and a string orchestra (33II1) with two theorbos and organ in three psalms (Laudate pueri, Laetatus sum and Lauda Jerusalem - so not quite a complete Vespers) and a setting for alto and strings of the Marian antiphon, Salve regina. My fussy Spanish visitor was not keen on Porpora's filigree and "lack of substance". I, on the other hand, was quite happy to let what was basically a sequence of operatic movements wash over me, nowhere more so than in the Salve regina, which I am very surprised has not become a far more regular on concert programmes. What is all the more remarkable about these performances is that they were just that - the audiences in Ambrnay enjoyed these live gems in the wonderful abbey setting. That must have been about as close as it is possible to get to experiencing something of Porpora's world. And quite a wonderful evening !
Brian Clark, Early Music Review